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Reconnaître les insectes

Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 11:16

Ce petit insecte aux yeux d'or de nos jardins est très peu connu, et pourtant! Lorsqu'on parle de prédateurs de pucerons, on pense généralement à la coccinelle,mais il existe une plus efficace dévoreuse de pucerons et autres insectes ravageurs du jardin : la chrysope.

 

chrysope 

Il existe plus de 130 espèces de chrysopes en France, difficiles à distinguer entre elles, mais toutes d'efficaces prédatrices.

Une femelle peut pondre plusieurs centaines d'oeufs en quelques mois. La jeune larve est très active et un efficace prédateur. Elle se développe en 15 à 20 jours.

oeuf chrysope

 

Les adultes sont des insectes de taille moyenne, de 10 à 14 mm  de long. Leur couleur peut varier suivant la saison de vert pendant l'été, à brun en fin de saison. Ils présentent de longues antennes et les ailes sont parcourues de nervures de formes hexagonales.

Les larves sont de redoutables prédatrices. Elles peuvent engloutir au cours de leur développement jusqu'à 500 pucerons.

 

Chrysope larve

 

Elles se nourrissent : pucerons, acariens, psylles, cochenilles, chenilles, larves de drosophiles,...

Deux à quatre générations se succèdent dans l'année. L'hivernation se fait au stade adulte. On la retrouve d'ailleurs très facilement dans nos créations notamment dans l'abri à chrysope.

 

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Vous pouvez d'ailleurs télécharger le catalogue de nos abris à insectes via ce lien: catalogue 2011

 

 

Sébastien LEVRET.

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : jardinage écologique
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 19:25

Cet insecte fait partie des petites frayeurs de l'enfance, qui souvent perdurent à un âge qui n'est plus de mise, car le nom évocateur de "perce-oreilles"  incite à la prudence. Bien entendu cette crainte n'est pas justifiée puisqu'aucune oreille n'a souffert des soi-disant redoutables pinces.

 

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Appelés également forficules, les "perce-oreilles" font parti des insectes qui peuplent fréquemment nos jardins et vergers. Le plus souvent ils finissent par échouer sous un pot de fleur, dans le creux d'une pomme,...

 

De même que certains jardiniers les voyant se faufiler dans les arbres fruitiers, leur attribuent volontiers les dégâts qu’ils constatent sur leurs fruits.

 

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Même s’ils ne se refusent pas de goûter un morceau de fruit de temps en temps, les forficules sont avant tout de véritables auxiliaires. Ils sont omnivores et, en particulier, de grands dévoreurs de pucerons et de psylles.

Les jardiniers amateurs connaissent bien les pucerons. En revanche, le psylle est moins connu. Pourtant, celui-ci (Cacopsylla pyri) est l’un des pires ravageurs du poirier.

 

Alors qu'attendez vous pour procurer un petit gîte au pince oreille?

 

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Rien de plus simple que de prendre un pot à fleurs rempli de paille puis de le suspendre dans vos arbres fruitiers. Ainsi, il sera prêt dès l’arrivée des premiers pucerons.

 

 

Sébastien LEVRET.

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : La nature et ses secrets
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 19:39

 On pourrait croire que cet insecte qui butine de fleurs en fleurs est une abeille. Et bien non, c'est une mouche!

 

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Malgré que l'on peut les confondre, les Volucelles se différencient bien par rapport aux abeilles : à leurs antennes  très courtes ; leurs 2 ailes ; l'abdomen légèrement plat. Ces insectes de la famille des Diptères donnent l'impression d'être peu actifs et de dormir sur les fleurs.

 

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Bien au contraire, les adultes se nourrissent du nectar des fleurs et participent grandemment à la pollinisation des végétaux. 

 

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Les femelles, quant à elles, déposent leurs larves dans les nids de frelons et guêpes. Ainsi les progénitures se nourrissent de déchets laissés par les guêpes et frelons.

 

 

Sébastien LEVRET.

 


Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : La nature et ses secrets
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 21:14

Pour changer un peu du jardin, par ces premiers frimas, voici qu'une jolie frimousse grattait frénétiquement sa tête hirsute ce matin. J'allai chercher le rateau pour passer au peigne fin la tignasse.

Et belle surprise pour un entomologiste amateur, un individu de belle taille se trouve pris dans mes filets :





Vous avez reconnu un poux, bien entendu, et un second se trouve bientôt piégé lui aussi, visiblement il venait tout juste de finir son déjeuner.



Voici dans un grossissement exagéré, qui n'a pas plu à mon appareil photo, un détail des pinces par lesquelles il s'agrippait à la tête blonde.



Si vous voulez en observer, vous aussi, vous pouvez les chercher dans la tête de vos voisins, mais avec modération, certains n'aiment pas ces manières, ... nos lointains cousins pourtant en font une activité sociale fort récréative.

Michel BOCQUET

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 21:13
Aujourd'hui une cicadelle championne du saut en hauteur, qui s'échappe à près de un mètre en un bond magistral lorsqu'on la dérange.  Autre caractéristique surprenante : sa larve produit de la bave de coucou (aussi appelée crachat de coucou, écume printanière, etc), en injectant de l'air dans ses déjections, ce qui la protège des prédateurs trop délicats (beurk !) et maintien l'humidité dans son lit douillet.


Voici une autre vue de la cicadelle, dérangée de ses bulles


Et voici cercopis sanguinolenta, le cercope sanguinolent, qui se trouvait à proximité de ladite bave de coucou, dans une prairie assez diversifiée de l'avant pays savoyard. Je ne m'aventurerai tout de même pas à certifier l'espèce de la larve noyée dans sa bave de coucou.



Michel BOCQUET
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Jardinage
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 23:18
La meilleur façon de faire de l'entomologie est peut-être de prévoir un pique-nique à l'extérieur ou un barbecue.

Voici venir au beau milieu de la nappe, un petit coléoptère ressemblant de loin à une coccinelle en noir et blanc. Après vérification, il semble s'agir de Attagenus punctatus.


On trouve peu d'infos sur ce petit coleoptère de la famille des dermestidae, mais parmi ses cousins de la même famille, on trouve aussi des habitués de la maison, qui se nourrissent des acariens des tapis, voire se délectent des tissus.
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Jardin citadin
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 23:42

Certaines mouches ont opté, sans doute pour se garantir une certaine tranquilité, pour un mimétisme avec les abeilles. On peut les trouver ensemble sur de nombreuses fleurs en ce moment.



Comment les reconnaître ?

- une trompe pour les mouches, une langue fine pour les abeilles
- deux aile (diptère) assez écartées pour les mouces, deux paires chez les abeille
- un bourdonnement assez différent, mais difficile à expliquer ici.
- une taille asses massive pour les mouches, taille plus ou moins fine (taille de guêpe) pour les abeilles.
- gros yeux plus globuleux chez la mouche que chez l'abeille
- pelotes de pollen ou pollen sous l'insecte chez les abeilles (attention, ce n'est pas systématique), pas de pollen visible pour les mouches.


Michel BOCQUET

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Nature et Eco-citoyen
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 15:47

Celà fait depuis une semaine que nous observons l'incroyable activité de nos amis les insectes pollinisateurs. C'est en visitant une bûche percée, intallée dans une massif de fleurs, à environ 50 centimètre du sol, que les premiers locataires sont venus s'y installer.


A l'intérieur des cavités de la bûche percée (diamètre de 8 centimètres) sont construites des cellules qui renferment un bloc de pollen sur lequel se développe une larve.
De plus cette présence est confirmée par un petit bouchon d'argile malaxé avec de la salive.


C'est la particularité de l'Osmie tridentée (Osmia tridentata), une petite abeille solitaire. La femelle pond des oeufs fécondés (qui donneront des femelles) au fond de la cavité et des oeufs non fécondés (mâles) près de la sortie.
La raison est telle que les mâles se développant plus vite que les femelles, laissent la voie libre à leurs soeurs quand celles-ci quiteront le nid à leur tour.

                       
                                                                                                                                       LEVRET Sébastien.

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : La nature nous surprend
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 08:42

Ils nous posent bien des problèmes sur les fleurs, et pourtant leur biologie est fascinante. Voici les premiers thrips du printemps, ils ont investi une fleur de renoncule, en petites masses grouillantes. Dès que l'on approche ils se dispersent et fuient en tous sens.

Les trips sont d'étonnants insectes : reproduction parthénogénétique, consommation des sucs de la plante dont ils digèrent les cellules, utilisation du nectar et du pollen, comme les pollinisateurs. Je vous invite à visiter une description intéressante de leur biologie sur ce site http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin2/voirRavageur.do?idMaladie=37


Les thrips illustrent bien l'intérêt de jardinage entomologique, on peut très bien vivre avec, il suffit d'avoir bien lu l'une des dernières phrases du site québéquois :
"Les thrips ont de nombreux ennemis naturels : coccinelles, chrysopes, araignées, guêpes prédatrices et parasites, anthocorides (punaises prédatrices), etc. Encourager leur présence en cultivant une grande diversité de plantes et en évitant d’utiliser des pesticides."

Conclusion : flore diversifiée, abris à insectes, peu de pesticides....

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Jardinage
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 19:54
Les chaleurs de ces derniers jours ont réveillé en douceur la coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata).  


Appellée "bête à bon Dieu" ou "Catherine", elle mesure entre 0,6 et 0,8 centimètres de long et se reconnaît facilement par les 7 tâches noires disposées sur ses élytres (d'où son nom). A noter que le nombre de tâches est un critère de détermeination de l'espèce et non un critère de croissance!

En hiver, l'adulte se cache sous les écorces, dans des affractuausités d'arbres, sous des murs ou encore dans les maisons.

A la belle saison, on la trouve sur les plantes où sont installés les pucerons qu'elle dévore. Notons que la larve est nettement plus gourmande en pucerons que l'adulte.


C'est une tueuse née car elle peut atteindre 150 pucerons dévorés par jour, ce qui en fait une alliée précieuse des jardiniers dans la lutte biologique.

L'utilisation de ces précieux auxiliaires se voit grandissante depuis ces dernières années . Néanmoins, la bêtise écologique serait d'implanter des espèces qui ne sont pas originiaires du continent.
Nous avons un potentiel local d'espèces auxiliaires, alors autant les favoriser en installant des abris hivernaux et en répondant à leurs exigences nutritives.

Si vous souhaitez plus de renseignements sur la coccinelle à 7 points et éventuellement s'en procurer, je vous conseille les élevages de l'école primaire de Jules Ferry, où les enfants accompagnés de leur instituteur ont développé un magnifique élevage de coccinelles à 7 points: link.

LEVRET Sébastien.



Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : jardinage écologique
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 20:37
C'est une matinée ensoleillée que nous avons rencontré un drôle d'insecte noir. Il est fortement bombé, pratiquement sphérique et le bout de ses pattes se finissent par de longues tarses dilatés.


C'est le crache sang (Timarcha tenebricosa), une espèce de la famille des Chrysomélidés qui est normalement difficile à observer dû fait de son régime nocturne.

Mais d'où vient cet étrange nom? On le nomme ainsi pour son habitude à laisser échapper une goutte de liquide rouge lorsqu'il est dérangé, sans doute pour dissuader de potentiels prédateurs.

Il se nourri d'un seul type de plante, le gaillet (genre Gallium) que l'on retrouve assez facilement dans les endroits secs.



En revanche, cet insecte est très sensible aux perturbations de son milieu: si le gaillet disparait, le crache sang aussi!

A noter que cet insecte n'est pas dangereux du tout!
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 08:30

Suite à plusieurs de vos demandes, sur les ouvrages intéressants pour reconnaître les insectes du jardin, voici deux ouvrages simples, qui permettront d'acquérir quelques bases sur les insectes et arthropodes.

Le "Chinery" ! ou plutôt l'ouvrage "Insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery. C'est celui qu'il vous faut pour reconnaître la plupart des insectes que vous allez cotoyer. Après une très brève introduction sur les insectes, on trouve une clé générale de détermination, puis on passe directement aux fiches ordres, sous ordres, voire genres, avec une organisation générale réservant une page d'illustrations (très bien faites) pour une page de textes. Il permet de s'y retrouver et d'approcher pratiquement à tous les coups l'espèces recherchée, par l'intermédiaire des images. Bien sûr pour les cas litigieux, c'est plus difficile. La contrepartie du grand nombre d'espèces décrites est la faiblesse des informations sur chaque espèce, mais alors, il faut d'autres ouvrages pour cela, nous vous en reparlerons.




Un autre ouvrage très bien fait, Insectes, de Georges McGavin, édité chez Larousse. Cet ouvrage est un peu différent du précédent, il s'adresse à vous si vous cherchez à mieux comprendre et connaître les insectes en général, il est cependant moins pratique pour le terrain, on n'y trouve pas toujours les espèces familières.


Par contre les illustrations sont très bien faites, et certaines photos extraordinaires. L'introduction est beaucoup plus longue et fait un véritable effort pédagogique avec beaucoup de photos illustrant le propos de l'auteur. De même il y a plusieurs clés de détermination, une pour les principaux ordres.

Le texte et les photos sont intimement liés, et les explications sont plus larges. Cependant, peu d'espèces sont décrites, et parfois des espèces plutôt exotiques, ce qui donne des illustrations superbes pour certaines espèces, mais rend le livre moins concret lorsqu'il s'agit de trouver des insectes communs du jardin. 

 

Vous avez bien compris que ces deux ouvrages se complètent, et que serez sûrement amenés à les acheter tous les deux. Si votre budget et limité, il s'agit de livres qui ont eu un grand succès en librairie, et que vous les trouverez sur ebay ou sur amazon par exemple à prix réduit.

Nous avons créé pour l'occasion une nouvelle catégorie "documents", que nous compléterons avec quelques ouvrages plus spécialisés si cela vous intéresse. N'hésitez pas à nous donner votre avis, soit sur les ouvrages présentés eux même, soit sur d'autres ouvrages qui valent le coup d'être commentés.

Michel BOCQUET

Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 09:15
Le grand capricorne, Cerambyx cerdo, l'un des plus grands coléoptères d'Europe, nous propose toute la majesté de ses interminables antennes, et de sa démarche imperturbable.

Il s'étale tranquillement sur les marches entre un ruisseau de la Drôme provençale et un petit parc au bord d'une route pittoresque, en plein dans le village, face à l'auberge de Trente Pas.

Juste une particularité, qui en dit long sur la fragilité de nos écosystèmes et de la biodiversité : La durée du développement larvaire est de 31 mois, Peu de jours après la ponte, l'oeuf se transforme en larve qui reste une année complète dans l'écorce d'un arbre. Une année complètre est encore nécessaire à la larve pour poursuivre son cycle dans des galeries sinueuses qu'elle creuse à l'intérieur du bois. Une fois adulte, elle attend tranquillement tout un hiver avant de sortir pour les vols de fécondation. Passer trois ans ainsi dans un arbre, sans crise majeure (froid, chaleur, bruit de fond pesticide, maladies,etc...) relève aujourd'hui d'un véritable défi.

Notez la coloration rougeâtre à l'extrêmité des élytres.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur sa biologie, consultez directement le site de l'OPIE, qui est très documenté
http://www.inra.fr/opie-insectes/observatoire/coleos/cerambyx/ccerdo3.htm


Michel BOCQUET
Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Papillons et insectes
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 18:55

Elles sont velues et récoltent pour leur larves du nectar et du pollen: ce sont les abeilles. Plusieurs centaines d'espèces fréquentent notre continent Européen. Ces abeilles rechercent le plus souvent  des galeries de bois mort ou des tiges creuses de végétaux afin d'y construire leurs cellules de ponte. Elles adoptent facilement les nichoirs.
Nous allons donc vous présenter quelques espèces que vous pourrez aperçevoir:

L'Osmie cornue (Osmia cornuta):

C'est une grosse abeille poilue et trapue qui possède un thorax et une tête noire, deux cornes à l'avant de la tête ainsi qu'un long abdomen roux. Elle vient visiter depuis les premières chaleurs printanières diverses fleurs dans votre jardin, ainsi que des arbres frutiers et certains érables.


Ce mystérieux hyménoptère dépose sa ponte dans des cavités de bois mort (diamètre galerie de ponte : 7-9mm) et à la particularité de fabriquer une cloison de boue (voir photographie ci-dessous). 


L'Osmie beuissante (Osmia caerulescens):

C'est une abeille de petite taille qui a de magnifiques reflets bleu métallisé, une pilosité blanc-gris et un ventre noir.


Elle visite essentiellement d'avril à aôut les fabacées (anciennement légumineuses) et lamiacées. Elle niche également dans les galeries et cavités de bois mort (diamètre galerie de ponte : 4-5mm), et cloise son nid avec des feuilles mâchées (voir ci-dessous).


La Chélostome des renoncules (Chelostoma florisomne):

C'est une abeille très élancée, possédant de longues mandibules et à la particularité d'avoir le ventre entièrement jaune. Elle est visible sur les renoncules essentiellement d'avril à mai. On la retrouve dans des tiges et galeries de bois mort (diamètre galerie de ponte : 3-5mm). Le nid est fermé par un bouchon de petits graviers (voir ci-dessous).


L'Osmie crochue (Osmia adunca):

Cette Osomie noire à pilosité blanche (ci-dessous)  présente un mode de vie proche des chélostomes. La seule distinction est quelle est très exigente tout comme ces dernières et n'accepte d'aller de juin à aôut que sur certaines fleurs dont la Vipérine. A la différence de la Chélostome, le nid est fermé par un bouchon qui ne contient pas de gravier (diamètre galerie de ponte : 5-7mm)


La Mégachile de Willughbiella (Megachile de willughbiella ):

Cette grosse abeille est similaire à l'abeille mellifère (Apis mellifica). Elle se différencie de son abdomen noir avec des bandes claires étroites.


Elle possède de fortes mandibules qui lui permettent de découper dans les feuilles des plantes des demi-cercles qu'elle roule en cigare pour garnir les cellules de son nid (diamètre galerie de ponte: 6mm). Elle visite de juin à septembre les fabacées et campanulacées.

Accueillir ces fabuleux pollinisateurs:

Un jardin naturellement fleuri apporte de la nourriture indispensable, mais pas de gîte. Afin de les aider et de vous permettre de faire de belles observations, vous pouvez installer des nichoirs à abeilles.

Voici par exemple nous créations:


Pour plus de renseignements sur nos créations et disponibilités actuelles, voici le lien de nos coordonnées : Pour nous contacter!


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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 17:08
Nouvelle visite à mes refuges à insectes cet après midi, et les oiseaux m'avaient réservé quelques surprises :


Sur le mini hotel à insectes, on remarque nettement que des brins de paille ont été retirés, sans doute pour récupérer les insectes cachés à l'intérieur.
Idem pour le remplissage en renouée du japon, où j'avais noté au moins 4 à 5 cocons d'insectes : les voilà maintenant vides, les noeuds de la renouée ayant même été détruits en profondeur, le bec du coupable était sans doute relativement long (merle, pic ?).


Sur le refuge à trous, pas de dégats à l'intérieur, mais sur le coté, il me semble que ce peut être un pivert, j'en ai un qui se ballade régulièrement dans le jardin, il a commencé à attaquer le coté de l'abri, je le trouve courageux, car c'est de bonne fabrication, en bois brut et il n'avait pas vraiment de prises faciles, la paroi est très lisse.



Affaire à suivre. Conclusion : protégez vos abris à insectes des oiseaux.




Par Jardinage-entomologique - Publié dans : Reconnaître les insectes - Communauté : Ecologie et Environnement
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